Le « petit » pranayama

Respirer, c’est naturel, et devenu un tel réflexe qu’on ne s’en rend même plus compte. Dans le yoga, un des aspects du travail énergétique se base sur la respiration, et l’importance de la rendre à nouveau consciente pour qu’elle permette de développer les énergies dans le corps subtil: c’est le pranayama.

Le pranayama, ou la respiration à l’unisson du cosmos

Pour les yogis, l’être humain est une réplique miniature de l’univers. Tous les phénomènes cosmiques doivent alors se retrouver à l’échelle de notre corps. Le pranayama, c’est le souffle universel qui anime l’espace, le souffle qui épouse la vibration cosmique, et ce souffle touche l’être humain qui peut, s’il en fait l’effort, parvenir à s’y connecter.

Le souffle universel n’a rien à voir avec notre respiration biologique. C’est en quelque sorte l’art du « non-souffle » dans la pure énergie, c’est à dire que le souffle n’est plus alors constitué d’air, mais bel et bien d’énergie qui va et vient dans notre corps subtil comme l’air va et vient dans nos poumons.

Le pranayama vise alors à relier la respiration humaine à ce souffle cosmique, à caler la circulation de l’air dans nos poumons sur le souffle énergétique pur. Ainsi, on atteint l’équilibre subtil, et notre corps énergétique peut se recharger, tout comme notre sang se recharge en oxygène.

Le rythme: le Matrayoga

Pour permettre au corps énergétique d’entrer en relation avec le souffle cosmique, la respiration doit adopter un rythme plus lent que celui de l’espèce qui reste un rythme biologique et matériel: c’est le Matra.

img_20161109_1025121Lorsqu’on pratique le pranayama, on compte pour allonger le souffle, et ce décompte doit être plus lent que la seconde, qui est le rythme biologique. Le Matra peut différer selon chaque individu, mais en général, il dure une seconde et demie à deux secondes, et correspond au temps nécessaire pour faire le tour du genou avec le majeur puis claquer des doigts. Amusant, n’est-ce pas?

Grâce à ce Matra, la perception mentale devient différente, car libérée du conditionnement de l’espèce, et surtout libérée du rythme de vie effréné que nous menons. On accède à un sentiment d’espace plus grand, comme si le temps s’étirait soudain: c’est le premier pas vers la connexion avec l’univers.

Le petit pranayama

Il existe différentes sortes de pranayama: avec un rythme égalisé, ou non; avec rétentions, ou non; rapides, ou non; alternés, ou non… Toutes ces techniques peuvent faire l’objet d’un article à elles seules, comme je l’ai déjà fait pour nadishodana.

Ici, il s’agit du souffle de base, celui qui vise à développer le souffle énergétique pur. Pour cela, on vise à ne presque plus respirer d’air, mais uniquement faire circuler l’énergie, sur un rythme très lent, celui de l’univers. Il ne risque pas de s’étouffer, lui…

Pour le petit, le moyen et le grand pranayama, on part donc sur une base en trois temps qui vise à concentrer l’énergie: inspir, rétention poumons pleins, expir, sur un souffle non égalisé (visamavritti pranayama) du type 1/4/2.

Le petit pranayama se décompose donc comme suit:

Inspir: 4 matras

Rétention à plein: 16 matras

Expir: 8 matras

L’expérience

Comme ça, ça donne l’impression que c’est faisable. Mais à moins d’être un champion de l’apnée, la première fois, on s’étouffe à moitié et on n’arrive pas à expirer lentement après la rétention… Au lieu de ça, on crache l’air en suffoquant et on se retrouve tout rouge…

Et pourtant, avec un peut d’entraînement, on peut y arriver… J’ai commencé à travailler dessus la semaine dernière, et j’ai adopté une tactique qui devrait me permettre de développer mes capacités pour arriver à pratiquer ce petit pranayama sans trop de soucis.

En fait, je commence par le rythme que je tiens assez facilement, soit 4/16/8. Si on débute vraiment, on peu même commencer plus petit, 2/8/4 c’est un bon début. Pour progresser lentement dans la longueur des rétentions et habituer les poumons, on fait donc 3 respirations sur le rythme de départ, puis on ajoute un matra et on refait 3 respirations… ainsi de suite.

J’ai donc fait 3 fois 4/20/8, 3 fois 5/0/10, 3 fois 6/24/12 etc.

Et j’ai tenu mes trois petits pranayamas… Victoire! 🙂

Ca a un vrai effet apaisant, comme si on nettoyait l’intérieur du corps, et c’est vrai que ça déconnecte de la réalité survoltée de ce monde… En plus, ca rend super fière!!! Essayez, ce ne sera que du bonheur!

Par contre, je suis loin d’être prête pour le moyen pranayama (16/64/32) et surtout pas pour le grand: 32/128/64! Argh…

 

Un commentaire sur « Le « petit » pranayama »

  1. Petit conseil:
    Commencez par le rythme 4/8/8 soit 4 temps à l’inspir / bloquer 8 / expirer 8; Quand le rythme est pris on augment peu à peu la rétention.
    1 temps = +/- 1 seconde

    Alexandre
    Take a breath and be relax

    J'aime

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